Samedi 14 novembre : Grande fête autour du synode africain à Versailles
15 h sur le parvis de la cathédrale de Versailles. Temps de fête avec le groupe musical ‘Sources d’Afrique’.
16h : Conférence de Mgr L. Portella sur les enjeux et les défis actuels de l’Eglise en Afrique.
Intervention de Mgr Aumonier : Quel message l’Eglise d’Afrique peut-elle faire entendre aux chrétiens des Yvelines ?
18h30 : Messe et apéritif aux couleurs de l’Afrique
- Clôture du Synode
- HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI pour l’ouverture du synode des évêques d’Afrique
- Dossier spécial : interviews, présentation de l’Eglise d’Afrique, extraits des rapports présentés au cours des congrégations générales du Synode etc.
Clôture du Synode
Dans son homélie, Benoît XVI a salué ceux et celles en Afrique « qui souffrent de pauvreté, de maladie, d’injustice, de guerre et violence, et de migrations forcées... » Il a poursuivi en affirmant que « la foi en Jésus-Christ, lorsqu’elle est bien comprise et pratiquée, guide les hommes et les peuples à la liberté dans la vérité ou, pour reprendre les trois mots du thème synodal, à la réconciliation, à la justice et à la paix ».
Benoît XVI a souligné que l’Eglise est la famille de Dieu dans laquelle ne peuvent subsister des divisions de type ethnique, linguistique ou culturel... « L’Eglise réconciliée est un puissant levain de réconciliation dans chaque pays et sur tout le continent africain" a-t-il affirmé.
« Accueille l’annonce de l’Evangile avec un nouvel enthousiasme »
Le pape a alors encouragé l’Eglise d’Afrique à se lever. "Qu’elle entreprenne le chemin d’une nouvelle évangélisation avec le courage issu de l’Esprit Saint. L’action évangélisatrice prioritaire, dont on a beaucoup parlé ces jours-ci, comporte aussi un pressant appel à la réconciliation, condition indispensable pour instaurer en Afrique des rapports de justice entre les hommes et pour construire une paix équitable et durable dans le respect de chaque individu et de chaque peuple, une paix qui a besoin et qui s’ouvre à la contribution de toutes les personnes de bonne volonté au-delà des diverses appartenances religieuses, ethniques, linguistiques, culturelles et sociales. Courage ! Lève-toi, continent africain ! Accueille l’annonce de l’Evangile avec un nouvel enthousiasme, pour que le visage du Christ puisse illuminer de toute sa splendeur, la multiplicité des cultures et des langages de tes peuples. Puisqu’elle offre le pain de la Parole et de l’Eucharistie, l’Eglise s’engage aussi à œuvrer, avec tous les moyens possibles, pour qu’aucun Africain ne manque du pain quotidien ».
Ouverture du Synode d’Afrique
Dans son homélie d’ouverture le 5 octobre dernier, Benoit XVI disait : « l’Afrique est dépositaire d’un inestimable trésor pour le monde entier : son sens profond de Dieu... Lorsqu’on parle de trésors d’Afrique, on pense d’abord aux ressources dont son territoire est riche et qui, malheureusement, sont devenues et continuent encore d’être l’objet d’exploitation, de conflits et de corruption. La Parole de Dieu, au contraire, nous montre un autre patrimoine : le patrimoine spirituel et culturel dont l’humanité a besoin, bien plus que les matières premières".
Le Pape a parlé de l’Afrique comme d’un "immense poumon spirituel pour une humanité en pleine crise de foi et d’espérance. Mais ce poumon peut aussi tomber malade. Et aujourd’hui, il est attaqué par au moins deux pathologies dangereuses : d’abord, une maladie déjà répandue dans le monde occidental, le matérialisme combiné avec un courant de pensée relativiste et nihiliste... Il est indiscutable qu’à son tour, ce dénommé ’premier monde’, a exporté et continue d’exporter des déchets spirituels toxiques qui contaminent les populations des autres continents, et parmi elles, en particulier, les populations africaines. En ce sens, le colonialisme, terminé d’un point de vue politique, ne s’est jamais terminé en réalité". Le Saint-Père a souligné que "le second virus susceptible aussi de toucher l’Afrique, est le fondamentalisme religieux mêlé à des intérêts politiques et économiques. Des groupes se prétendant de diverses appartenances religieuses se répandent sur le continent africain. Ils agissent au nom de Dieu mais selon une logique opposée à la logique divine, en enseignant et pratiquant, en fait, non pas l’amour et le respect de la liberté, mais l’intolérance et la violence".
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